Les études sur l'interfaçage homme-machine démontrent
que l'internaute ne lit pas les textes sur l'écran comme
un document papier. C'est enfoncer une porte ouverte que de le
rappeler. D'autre part, L'exigence de l'internaute est de pouvoir
être actif et autonome sans perdre de temps pour appréhender
le contenu informationnel, tout en étant agréablement
surpris. Alors comment marier esthétique, rapidité,
convivialité et accessibilité de l'information
?
Les erreurs d'interprétation des internautes sur les éléments
d'interface, qui paraissent évidents aux concepteurs, est
le premier sujet d'étonnement. Les 15 premières
secondes sur une page concentrent le maximum de risques de malentendus,
selon la société Mediangles. L'interface, tout en
restant agréable à l'oeil, doit donc être
sobre et intuitive !
RAPPORT TEXTE / IMAGES
Le rapport texte/image doit être spécifiquement
étudié pour chaque étape ou chaque partie
du site. Le poids des images doit bien entendu être allégé
au maximum.
En terme de volume d'information textuelle, si le web rappelle
le papier, il s'agit bien d'un média à part. Il
faudrait dans l'idéal, se demander comment le sujet serait
traité à l'écrit, puis diminuer de moitié
le volume de textes !
Les contenus importants doivent donc être disponibles sous
format imprimable (ie PDF) et proposés au téléchargement.
SATURATION DE LA MEMOIRE VISUELLE
Les premières pages au premier niveau de clic doivent
être rapides et sobres et préciser sans ambiguïté
leur position par rapport au reste de l'arborescence. Ce premier
écran de rubrique doit faire le tour de la question, proposer
3 grands messages et 7 liens au maximum.
SIGNALETIQUE et DECORUM
La signalétique de ce site reste discrète, bien
qu'omniprésente, et joue son rôle : guider l'utilisateur
tout en se faisant oublier.
Le decorum est léger: seul 4 images GIF en 16 couleurs
donnent une allure esthétique à la page. Ici elles ont volontairement
été détruites pour en dévoiler le cadre vide :
- arrondi3.gif : en haut à gauche, elle arrondit le bord
haut gauche de la page;
- signet3.gif : elle créé l'effet de signet en
haut à droite de la page;
- pied3.gif : elle créé un espacement entre la
fin de texte et le bas de page;
- retour3.gif : elle ferme la page en bas à droite et
permet de revenir en haut de page (cliquable).
Un site doit proposer, contrairement à la séquence
du livre, un "itinéraire" ou une rythmique dans
la visite du site et la découverte de l'information, répercuté
au niveau du visuel. Il doit recréer une linéarité
qui peut être court-circuité, dès que possible,
par l'utilisateur. Le concepteur doit donc endosser le difficile
rôle du visiteur et en suivre la logique et non la sienne.
Une scénarisation doit être mise en place. L'introduction
aux thématiques généralistes du site doit
permettre de présenter ensuite des développements
simples puis complexes qui en découlent. Chaque thématique
peut être affichée dans son détail par l'utilisateur
connaisseur ou au contraire mis en valeur par une simulation simple
pour l'utilisateur novice. Puis l'utilisateur peut laisser un
message si besoin est.
De plus les études montrent que les internautes sont
très vite agacés par la publicité envahissante
et clignotante ainsi que par les entreprises qui se montrent trop
pressantes ou trop démagogiques.
Le bandeau de publicité (haut de page) ci-dessus peut
donc pointer vers des sites partenaires ou des sites d'annonceurs
payants. Mais il faut veiller à son intégration
harmonieuse dans la page. L'emplacement peut être aussi
laissé vide afin de na pas surcharger chaque page du site.
DU GENERAL AU PARTICULIER
Les idées doivent permettre de passer du général
au particulier ou de la conclusion vers l'explication et suivent
ce shéma gauche - droite :
- dans la pseudo-frame de gauche se retrouvent les grandes sections
de la page d'accueil (le général)
- le détail d'une section générale se lit
dans le corps du texte de la page, et des liens peuvent y êtr
einsérés, soit vers d'autres pages de même
contenu, soit d'autres sites.
- tout à droite, dans le cadre de couleur aubergine,
se trouvent les liens qui permettent d'approfondir une thématique
au prix d'un niveau l'arborescence supplémentaire (le
particulier).
Il faut laisser à l'utilisateur la possibilité
de voir en détail un produit, un service, une information
par un clic de 2e ou 3e niveau, mais ne pas lui asséner
de lourdes pages sans le prévenir.